« Débunkériser » Strasbourg et Bruxelles

Léon Deffontaines était dans le Puy-de-Dôme jeudi 25 et vendredi 26 avril : une étape menée tambour battant par un candidat déterminé à faire entrer les luttes et les aspirations du monde du travail au Parlement européen !

À peine descendu du train à Clermont-Ferrand, direction le centre-ville pour répondre aux questions du journal La Montagne et discuter à bâtons rompus avec des jeunes travailleurs, des étudiants et des lycéens. Il paraît que les jeunes désertent ces élections ; mais c’est l’UE qui les délaisse !

L’échange s’ouvre sur la question de la paix en Ukraine et en Palestine. Puis Léon insiste sur l’importance pour les jeunes de s’impliquer dans la campagne : ce qui se décide au Parlement européen a des conséquences directes sur leur quotidien. En effet, qu’il s’agisse de l’accès aux transports, à une formation, à la culture… le recul des services publics impacte fortement la jeunesse.

En tant que communiste et militant de terrain, notre candidat a la volonté de rapprocher ces institutions européennes, qui peuvent sembler si lointaines et déconnectées de nos besoins, car c’est là que sont votées les directives qui s’imposent à nous.

Direction les studios de France 3 Auvergne pour le plateau du 19/20. L’occasion de dérouler notre vision de ce que doit faire l’Europe, à savoir rapprocher la production des lieux de consommation, l’orienter vers la réponse aux besoins. Ainsi, le projet d’ouverture d’une mine de lithium dans l’Allier nous permettrait de fabriquer des batteries avec des ressources françaises plutôt que de les importer du Chili, mais aussi d’en maîtriser les conditions sociales et environnementales d’extraction.

Dernière étape de la journée, le meeting aux côtés de deux de ses colistiers auvergnats, le député André Chassaigne et Jeannine Erbland. Plus de 400 personnes se sont massées dans la salle du Moulin de l’Étang à Billom, accueillies par le maire de la commune, Jean-Michel Charlat, et Julien Brugerolles, suppléant d’André Chassaigne.

Plusieurs prises de parole se succèdent pour défendre une autre Europe : Angélique Thiallier, responsable du Modef 63 ; Aurélie Demoulin, cheminote et secrétaire fédérale du Cantal ; Jeannine Erbland, militante pour la paix et la laïcité ; Bernard Boissier, issu des rangs de L’Engagement ; l’inénarrable André Chassaigne et enfin Léon Deffontaines qui laisse une forte impression chez les personnes qui le découvrent et participent pour la première fois à un meeting politique. « Il est dynamique, nous avons apprécié sa force de conviction et sa capacité à mettre en avant la question sociale. Sans oublier la solidarité avec la Palestine qui compte beaucoup pour nous ! », ont témoigné deux lycéens et une jeune femme.

Vendredi matin, rendez-vous à l’aube dans les studios de France bleu pour une nouvelle interview. Léon Deffontaines dépeint la singularité de notre liste qui se veut le relais des Françaises et des Français qui ont dit non en 2005.

L’étape se clôt au Biopôle de Saint-Beauzire avec la rencontre du directeur de MetEx, dont l’entreprise qui produit de la lysine pour animaux d’élevage et qui est également implantée à Amiens est en difficulté en raison de la concurrence féroce de la betterave chinoise.

Encore un exemple de l’urgente nécessité de reprendre la main, en France et en Europe !

Elsa Siffert

Article publié dans CommunisteS n°994, 2 mai 2024.